Pas cramé

Non classé le 23 mai 2012 2 commentaires

Première chronique d’une (longue) série. Nous ouvrons notre site aux libraires, aux lecteurs, aux bloggueurs, aux fans de polar. Ils trouveront ici un espace pour nous parler de leurs coups de coeur, des livres qu’ils ont dévoré, de ceux qu’ils n’ont pas aimé aussi. C’est un certain Captain Do qui ouvre le bal. Méfiez-vous, il lit (beaucoup) et il n’a pas sa langue dans sa poche…

 

Violent ? Violent !

Tendu ? Très tendu.

Méchant ? Oui même cruel…

Le Cramé ou l’histoire d’un gangster qui infiltre la police pour sauver un gamin d’un réseau de pédophiles.

Pas de faux semblant pour le Cramé qui vous met une balle dans la jambe, au mieux, pour un manque de respect, une balle dans la tête si vous vous mettez en travers de sa route. Entouré de sa bande, fidèle à en mourir, de son ange gardien, bien évidement corse, et adulé par sa dulcinée au caractère bien trempé, le Cramé est un personnage dérangeant et attachant.

Dérangeant quand le moindre prétexte est l’occasion à exploser la tête du premier quidam, attachant quand sa droiture et son respect à la parole donnée nous évoquent nos premiers serments de « croix de bois, croix de fer, si je mens… »

Etrange personnage que ce Cramé : une espèce de mélange entre le Gorille d’Antoine Dominique (les plus de 70 ans s’en souviendront)  et Malko Linge le héros de Gérard de Villiers (bien mieux écrit et sans les petites pépés et autres scènes vaguement érotiques).

L’histoire est brute, le style incisif, les phrases courtes et brûlantes.

Si j’ai aimé ? Oui !

Captain Do 

 

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2 réponses à “Pas cramé”

  1. Jacques Hervieux dit :

    A chacun ses mauvais goûts. Le genre de livre qui contribue pour les faiseurs d’opinions, a classer le polar, en sous genre littéraire.
    Rien, absolument rien est a sauver dans ce roman de gare de sous préfecture.
    Tout sonne faux, c’est rien de le dire. Le point d’orgue de ce délire manuscrit, atteint des sommets, dans l’aspect psychologique de la police. On peut ne pas apprécier notre police nationale, de là a lui nier la moindre once d’intelligence, il y a un gouffre que l’auteur franchit gaiement.
    En conclusion, ne braquer votre libraire pour un butin aussi maigre.

    • JG dit :

      Comme quoi les goûts et les couleurs…

      Et pour paraphraser le commentaire ci-dessus… « on peut ne pas apprécier un roman… mais de là à le traiter de roman de gare de sous-préfecture… y’a une marge… » Et en plus c’est vexant pour les romans de gare et les sous-préfectures…
      Je vous conseille son 3ème titre… Aimer et laisser mourir…!

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