Il était une fois l’Amérique…

Non classé le 21 juin 2011 0 commentaire

C’est Le Parrain qui vient tout de suite à l’esprit lorsqu’on parle de films de mafia. Et pour cause. Après, on pense à New York Confidential, aux Incorruptibles, aux Affranchis, à Serpico ou encore à Il était une fois en Amérique, de Serge Leone, qui ressort le 22 juin au cinéma.

Comme à son habitude, il a fallu moins de 100 ans à l’Amérique pour raconter son Histoire et plus particulièrement celle de New York, du Lower East Side et de ses immigrations italiennes et juives débutées à la fin du XIXème siècle et dont une partie a trouvé avec la Prohibition un terrain de jeu exceptionnel pour exercer ses talents de gangsters. Sauf pour Meyer Lansky, un gamin dit de « première génération » né aux USA. Avec Bugsy Siegel et Charles Luciano, ses amis depuis l’école, ils liquident les deux boss qui dirigeaient alors la Pomme, soit Joe “the boss“ Massaria et Salvatore Maranzano. Ils mettent ainsi la main sur tous les trafics que compte la ville et installent cinq familles sur le territoire, dont la plus connue est celle d’Al Capone à Chicago. Cosa Nostra ou Kosher Nostra est née. L’association de la Yiddish Connection avec la Mafia sicilienne donne naissance au Syndicat du Crime.

Mario Puzo, Harry Grey, Nicholas Pilegi, Armitage Trail et bien d’autres signèrent des romans particulièrement documentés sur ces vies et cette époque que Coppola, Sergio Leone, Scorsese, De Palma et bien d’autres adaptèrent plus tard. Même un anglais, Alan Parker, en signant Bugsy Malone s’inscrit dans ce mouvement. On est alors face à une génération de réalisateurs, sortis ou pas du Nouvel Hollywood, capable de mêler merveilleusement histoires individuelles et Histoire d’un pays, grâce à un savoir-faire scénaristique exceptionnel qui capte l’attention du spectateur tout en lui donnant, presque à son insu, de la matière pour nourrir sa réflexion sur la nature humaine. Il était une fois en Amérique fait partie de cette série de films touchés par la grâce. David “Noodles“ Aaronson, merveilleusement interprété par De Niro – Steve Mc Queen devait tenir le rôle mais le film a mis plus de 10 ans à voir le jour, le temps pour l’acteur de succomber des suites de son cancer…- doit quitter New York suite à une combine qui tourne mal. Il y revient trois décennies plus tard, en 1968, pour se rendre sur la tombe de ses amis et retrouve Brooklyn et son quartier juif. A sa sortie, le film fût un échec commercial à cause du final cut que s’était réservé les studios américains, qui refusèrent catégoriquement sa durée : 3h40. La France fût le seul pays qui le projeta tel quel et qui reconnu immédiatement la qualité de cette œuvre. Presque trente ans plus tard, Il était une fois en Amérique est inscrit dans l’Histoire du cinéma…

Rachèle Bevilacqua

Il était une fois en Amérique, de Sergio Leone, au cinéma le 22 juin.

Bande-annonce en V.O.

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